Sous son nom de nougat, cette confiserie n'a pourtant rien à voir avec le nougat de Provence : le nougat coco réunionnais, parfois appelé "chikwa" selon les familles, marie coco râpée et caramel dans une gourmandise dense, sucrée et profondément parfumée, qui sent bon les vacances dès la première bouchée.

Une confiserie venue de la coco

La noix de coco occupe une place centrale dans la culture culinaire de l'océan Indien, et La Réunion ne fait pas exception. Le nougat coco s'inscrit dans cette longue tradition de confiseries à base de coco râpée, que l'on retrouve sous des formes voisines dans plusieurs îles et pays de la région, chacun ayant développé sa propre variante au fil des échanges commerciaux et des migrations. À La Réunion, le nom "chikwa" témoigne de cette circulation des mots et des recettes entre les différentes communautés qui composent l'île, chacune ayant apporté sa touche à cette confiserie devenue commune à tous.

La coco râpée, ingrédient roi

Pour réussir un bon nougat coco, il faut avant tout une coco de qualité, fraîchement râpée pour conserver toute son huile naturelle et son parfum. Cette coco est ensuite liée à un sucre cuit en caramel, parfois parfumé d'une pointe de vanille ou de zeste, qui vient enrober chaque brin de coco d'une couche sucrée et croquante. Le résultat est une confiserie dense, légèrement collante, où l'on retrouve à chaque bouchée le croquant de la coco et la douceur profonde du caramel.

Le geste du caramel et du façonnage

Comme pour beaucoup de confiseries au caramel, la réussite du nougat coco tient à la précision de la cuisson : le sucre doit atteindre une teinte dorée précise pour lier correctement la coco sans devenir amer. Une fois le mélange prêt, il faut le façonner rapidement, souvent à la main ou entre deux feuilles, avant qu'il ne durcisse, pour lui donner sa forme caractéristique en carrés ou en petits pavés. C'est un travail qui demande de la rapidité et de l'habitude, car le mélange refroidit et se fige très vite.

Une gourmandise de partage

Le nougat coco se déguste en petits morceaux, souvent en fin de repas ou avec le café, et se partage volontiers entre amis ou en famille. Sa densité en fait une confiserie qui cale bien, et l'on n'en mange généralement qu'un ou deux morceaux à la fois, tant elle est riche et parfumée. On le retrouve sur les marchés, dans les boutiques péi, et sur les tables de fête, où il côtoie souvent d'autres confiseries locales comme le bonbon coco ou le croquant cacahuète.

Le mot chikwa, un héritage linguistique

Le terme "chikwa", parfois utilisé pour désigner le nougat coco, illustre bien la richesse linguistique de La Réunion, où le créole a absorbé et transformé des mots venus de multiples horizons. Cette appellation, plus courante dans certaines familles ou certaines régions de l'île que dans d'autres, coexiste avec le nom plus général de nougat coco, sans qu'aucune des deux ne prenne réellement le dessus. Cette diversité de vocabulaire pour désigner une même douceur témoigne de la façon dont chaque communauté et chaque génération s'approprie et transmet à sa manière les recettes du patrimoine gourmand péi, créant ainsi une mosaïque de mots et de souvenirs autour d'une même confiserie.

Chez Les Orangers

À la Pâtisserie Les Orangers, le nougat coco est préparé avec une coco fraîchement râpée et un caramel cuit avec attention, pour retrouver ce goût authentique qui rappelle les confiseries d'autrefois, transmises de génération en génération sur l'île.

Envie de goûter ? Retrouvez nos créations faites maison chaque matin à la Pâtisserie Les Orangers, 386 RN2 Les Orangers à Sainte-Anne, du mardi au dimanche de 5h30 à 18h30. Voir la carte.